Emotions chez l'enfant

Le rire

Une réaction après l'émotion

Le rire est une réaction, un comportement face à une émotion comme la joie mais aussi la colère ou la peur. Je peux rire de plaisir, comme rire jaune.

Il peut permettre d’évacuer le stress, de chasser les mauvaises pensées, les idées noires. A lui seul, il présente des bienfaits indéniables sur le corps et la pensée de celui qui rit. L’enfant rit beaucoup et l’adolescent a souvent des fou-rires incontrôlés. L’adulte perd parfois cette capacité à rire de ce qu’il vit et pourtant il en a un grand besoin.

Le rire à des vertus thérapeutiques. Il oxygène le corps et permet d’expulser l’air de façon très rapide. Cela permet un nettoyage des muqueuses de nos poumons. Nous prenons plus d’air dans notre corps ce qui augmente la quantité d’oxygène dans notre sang.

Le rire stimule la digestion

Il stimule la digestion car il provoque la contraction du diaphragme. Cette gymnastique de la ceinture abdominale stimule le système digestif et aide ainsi à la digestion réduisant les soucis de constipation.

Il permet de muscler certains organes. Les fous rires sollicitent plus de 400 muscles dans le corps humain.

Lorsque nous rions, nous musclons ainsi ces muscles et permettons de façon concomitante le relâchement musculaire et la détente corporelle. Ainsi, après avoir ri, l’enfant sent son corps se détendre et le visage se relâcher.

Il favorise le sommeil par l’apaisement des tensions corporelles : c’est un anti-stress naturel. Il favorise la sécrétion de mélatonine et améliore ainsi la qualité du sommeil. Il aide à libérer l’esprit de ses idées noires et de ses soucis du quotidien.

Enfin, il renforce nos défenses immunitaires en provoquant la production d’endorphines. Cette hormone aide à soulager la douleur et aide à l’entretien du système cardio-vasculaire grâce à la production d’anticorps.

Vous aurez compris toutes les vertus du rire naturel ou provoqué, il contribue à un bon équilibre corporel et psychique.

Donc, favorisez ainsi avec votre enfant des temps consacrés aux rires. Amusez-vous à distinguer les différents rires et voir sur le visage ce qui peut différencier un rire de plaisir ou un rire forcé.

Le soir, sur le tapis, après une bataille de polochon, ou de bagarre, faites des chatouilles et des blagues pour partir dans des éclats de rire qui vont libérer les tensions et apaiser les émotions.

Et à présent à vous de jouer, à vous de rire !

 

L’amour

Émotion ou sentiment?

Alors, l’Amour, sentiment ou émotion ? comme les autres émotions de base, l’amour est une succession de réactions physiologiques engendrées par une situation et notamment la rencontre de la personne aimée.

Le rythme cardiaque s’accélère, les joues rougissent et chauffent légèrement, les yeux se détournent et la gorge se noue. Est-ce qu’il ressent ce que je ressens ? l’émotion est-elle réciproque ?

L’énergie corporelle semble alors décuplée, le corps est léger et les pensées de la personne amoureuse se tournent toutes entières en direction de l’être aimé, perdant parfois toutes raisons.

Une personne amoureuse peut ainsi déplacer des montagnes pour obtenir un amour réciproque. Cette attraction ressentie est le fruit de réactions chimiques dans notre cerveau et est couplée à une attirance physique tout à fait seine et normale.

Lorsque je suis amoureux, je vois la vie en rose.

Le sentiment amoureux peut arriver à tout âge mais il n’est pas toujours judicieux d’en encourager l’expression physique de celui-ci. Nous le voyons ainsi de nos yeux d’adultes et nous pouvons parfois rapidement sexualiser cette émotion qui est très touchante chez un enfant.
 

Aidons nos enfants à comprendre cette émotion

Quand un sentiment amoureux profond et sincère lie deux enfants, poser des mots sur ce qu’ils ressentent peut les aider à mieux comprendre leur émotion sans pour autant être obnubilé par la pensée de l’être aimé.

Favoriser les rencontres et respecter ce lien est bien pour votre enfant. Il est cependant important de les laisser vivre leur relation sans les encourager et adultériser celle-ci. Ainsi certains parents s’amusent parfois des petits bisous de deux enfants et les y encouragent même parfois, les poussent à se tenir la main… laissons les vivre cette belle émotion tout en leur donnant les clés de sa compréhension.

La surprise

La surprise et l'étonnement

L’étonnement est une émotion que nous associons à une situation surprenante c’est-à-dire qui survient dans notre environnement sans y avoir été préparé et donc anticipé ! Elle provoque une réaction physiologique de stress avec la libération d’adrénaline, ce qui amène des tensions musculaires, une accélération du rythme cardiaque, une sudation, et bien d’autres sensations en fonction de l’enfant…

Notre corps peut même avoir jusqu’à une réaction visible de sursaut si la surprise est tellement grande et forte qu’elle entraine une réaction de défense par la fuite.

En effet, l’étonnement ou la surprise ont pour fonction première d’assurer la défense de la personne, sorte de réaction primaire et archaïque de mise en tension corporelle avec orientation spatiale en vue de mieux analyser une situation et d’y répondre. 

Cet étonnement fait donc suite à un événement surprenant d’ordre positif ou négatif ; il ne s’agira pas de la même chose si une porte claque dans mon dos du fait d’un courant d’air, si mon frère m’apprend qu’il attend un heureux événement ou encore si ma sœur m’apprend le décès d’un être proche.

 

En effet, l’émotion d’étonnement est souvent de courte durée et laisse ensuite place à une seconde émotion qui sera différente en fonction des situations.

De la première situation va succéder une vigilance proche de la peur, de la seconde un état de joie et de la dernière une émotion de tristesse profonde.

Le degré des émotions

Il est en effet utile de rappeler qu’au sein des émotions, il existe une échelle que l’on pourrait essayer de quantifier de façon subjective allant de 0 à 10, par exemple.

Face au miroir, vous pourrez d’ailleurs jouer à mimer cette émotion d’étonnement à divers degrés !

Le visage peut avoir les sourcils remontés, les yeux grands ouverts laissant apercevoir des pupilles bien écartées, la bouche peut être ouverte voire béante. Le reste du corps peut être soit tendu en arrière soit tombant avec les bras ballants.

Petite astuce pour accompagner votre enfant face à cette émotion : faite lui évoquer la dernière situation dont il se souvient ou la plus marquante liée à l’étonnement. Il saura alors se remettre en situation tonique, sensorielle et motrice et exprimer pleinement ce qu’il a ressenti. Il pourra alors apprendre progressivement à mettre des mots sur ces moments précis dans le futur ! alors à présent à vous de jouer !

Le dégoût

L'émotion de dégoût

Le dégoût fait parti des émotions primaires très en lien avec les sens du goût, de l’odorat, du toucher et de la vue. Il permet de se maintenir à l’écart un élément désagréable, potentiellement toxique. Chez l’enfant, il est ainsi très souvent associé à un aliment, une texture, une odeur.

Progressivement, il s’applique aussi aux situations sociales amenant alors un jugement de valeur sur la personne, sa façon de manger, de prendre soin de lui, l’odeur qu’il dégage, la propreté de ses mains par exemple.

Le dégoût peut amener au conflit.

Forcer votre enfant à manger un aliment qui provoque chez lui aversion et dégout profond peut engendrer pleurs, cris, vomissements.

Le dégoût, une émotion sensorielle

En lien avec les 4 sens, la réaction physiologique engendrée lors d’une émotion de dégoût est intense et incontrôlée. Elle est associée à la capacité d’intégration neurosensorielle de l’enfant et son hypersensibilité face à la situation.

Le dégoût s’exprime par des yeux fermés ou plissés, les sourcils qui se froncent amenant de gros plis sur le front et au-dessus du nez. Les lèvres pincées se relèvent laissant apparaître le bout de la langue ou les dents. La paume des mains se tourne vers l’avant, comme pour repousser un objet. Une sensation de nausée est possible avec une posture corporelle de repli et d’éloignement.

Il ne sert à rien de forcer un enfant qui est confronté à cette réaction plus ou moins intense. Parler de ce qu’il voit, sent, goute, touche, lui permet de mieux appréhender l’aliment ou la situation source de dégoût. S’il est hypersensible, favoriser les expériences sensorielles lui permettant de mieux appréhender les odeurs, les textures, les matières, les goûts. Amusez-vous à gouter des choses les yeux ouverts ou fermés, reconnaître des objets ou aliments à leur odeur et poser des mots sur ce que cela provoque de sensations de plaisir ou de déplaisir.

A quel endroit ma langue pique quand je lèche un citron et comment mon visage se crispe par exemple.

De façon concomitante à ces multiples expériences sensorielles, décidez donc avec votre enfant de 2 ou 3 aliments qu’il n’aime absolument pas. Ils feront partis de la « black liste ». Pour les autres, il y aura obligation de gouter un petit morceau en début de repas, sans pour autant multiplier les éléments désagréables dans un même repas. Cela lui permettra de s’habituer progressivement et finissant son repas par des aliments agréables cela lui permet de finir dans le plaisir et l’apaisement. L’aversion première n’ayant durée qu’un temps court, il y reviendra avec moins d’appréhension.

Et maintenant à vous de jouer

 

La timidité

Que signifie la timidité?

Une personne timide se sent mal à l’aise dans sa relation aux autres ! Il ne s’agit pas tout à fait d’une émotion puisqu’il s’agit d’une façon d’être d’une personne lorsqu’elle est sous le regard des autres. Elle est donc plus de l’ordre du sentiment créé par la pensée.

Lorsqu’il est seul, votre enfant peut-être le même. C’est une fois en groupe, lorsqu’il doit se mettre en relation et en action, que son corps se fige, se bloque et devient le plus souvent maladroit !

Les sensations corporelles qui accompagnent généralement cet état émotionnel sont la raideur musculaire avec un blocage et une réduction de l’amplitude des mouvements créant alors des attitudes corporelles en fermeture ; les bras sont bloqués le long du corps, les mains attrapent les bras, ou les doigts se tortillent les uns avec les autres.

La tension musculaire peut amener un relevé des épaules en direction des oreilles, le regard est bien souvent fuyant, orienté vers le sol ou sur un côté, le ventre est noué avec une respiration ventrale de ce fait très courte et pouvant aller de pair avec des bégaiements et des tremblements de la voix, voire du mutisme plus ou moins important.

La timidité entraine une sensation corporelle et mentale très inconfortable ! Sudation, arythmie, pâleur, voire évanouissement dans les cas les plus graves… nous pouvons alors parler d’inhibition massive qui demande dans ce cas un accompagnement plus spécifique et soignant.

Face au miroir, vous pouvez jouer avec votre enfant à voir et décrire les signes extérieurs de la timidité, ainsi que ce qu’il ressent.

Les mimiques sont souvent assez pauvres : visage lisse, assez monotone, le regard bas, les paupières tombantes, la bouche orientée vers le bas. La couleur du visage peut aller de la pâleur à la rougeur selon le fonctionnement du système nerveux de votre enfant.

Comment l’accompagner dans sa timidité ?

En le rassurant sur ce qu’il sait faire mais surtout sur qui il est ! « Tu es quelqu’un de bien, de capable et d’intéressant ! »

Il est utile de l’amener à dépasser sa timidité en l’accompagnant doucement, sans le brusquer mais sans, non plus, l’écouter trop car il ne saura pas sauter les étapes seul de sa propre initiative.

Il peut lui être proposé de faire des expériences les yeux bandés par exemple, avec un masque ce qui peut faciliter la levée de la peur du regard des autres.

Vous pourrez également l’amener à « pousser » la voie, par l’intermédiaire de la prise de conscience de la respiration ; il peut aussi lui être proposé de le faire les yeux bandés ou même dans une pièce noire.

Il est utile de passer par le jeu ! Faites également des petits jeux de bataille pour l’aider à libérer les crispations corporelles et l’amener le rire au travers du mouvement naturel et spontané.

A présent à vous de jouer !

 

La tristesse

Parlons de l'émotion de tristesse

La tristesse est une émotion liée à la perte de quelque chose, le manque, la déception. Elle se retrouve ainsi de façon plus ou moins intense dans le processus de deuil. La perte d’un être cher, d’un travail, d’un objet, d’une relation amicale… de l’importance de la perte dépend l’intensité de l’émotion vécue.

Quand une personne est triste, l’énergie corporelle baisse et un besoin de repli sur soi se fait sentir. Le corps est vécu comme tout mou, les larmes peuvent couler à flot, parfois, la boule dans la gorge saisie la personne, l’empêchant de parler.

Dans le miroir, vous pouvez voir avec votre enfant la tristesse qui marque son visage. Ses paupières sont baissées, lorsqu’il a pleuré, ses yeux sont rougis et tout brillant. Les coins de la bouche pointent vers le bas. Les épaules abattues tombent.
 

Vous pouvez amener votre enfant à ressentir cet état, l’observer. Le cœur bat lentement, la respiration est ample et lente et parfois entrecoupée de profonds soupirs. Cette boule dans la gorge ou dans le ventre est saisissante et douloureuse parfois.

Pour dépasser cet état, il est important d’accepter et d’exprimer sa tristesse, de chercher du réconfort. Le soutien manifesté par l’entourage familial ou amical est important. L’écoute, la compassion, le réconfort constitue une aide importante pour dépasser cette tristesse.

Pour un enfant, le prendre dans les bras, le bercer, accueillir ses pleurs sont autant de gestes empathiques et bienveillants qui aiderons votre enfant à s’apaiser dans cette émotion.

A présente, à vous d’accueillir et câliner

 

La peur

La peur, une émotion de vigilance

La peur est une émotion qui augmente notre état de vigilance afin d’anticiper une situation potentiellement dangereuse.

En cas de peur engendrée par une situation, un bruit, une image ou autre, notre corps se mobilise pour assurer notre protection. Cette peur ressentie nous prépare à agir. Nous allons ainsi adopter des réactions de fuite, de défense, ou de préparation face à une situation particulière.

Chez le tout petit comme l’adulte, la peur peut être intense et saisissante entravant toute motricité ou réaction de fuite et de protection. Elle devient alors irraisonnée, sombre, obscure, noire.

Face au miroir, vous pouvez jouer avec votre enfant pour comprendre comment son visage et son corps, expriment cette émotion : les sourcils sont tirés vers le ciel, les paupières sont grandes ouvertes et le front est plissé. Parfois, la bouche ouverte forme un rond, la sueur coule sur le front et les mains sont moites. Le cœur et la respiration s’accélèrent, son corps ne bouge plus, il est tendu, la bouche est sèche, la peau est toute blanche.

Il se protège, fuit, se cache sous une couverture, crie pour faire venir ses parents. Il pleure de terreur. Pour lui, toute solution est bonne si elle lui permet d’échapper à ce danger.

Mais vous pouvez aussi apprendre à votre enfant qu’il peut respirer profondément, allumer la lumière puis l’éteindre pour voir qu’aucun monstre ne se cache sous son lit, que c’est juste une ombre.

Certains enfants sont aussi sensibles aux images mentales, vous pouvez donc tout à faire lui dire qu’il peut respirer profondément comme pour souffler sur une plume multicolore et la faire s’envoler. En faisant cela, il apprend à dépasser sa peur et réalise des exploits dont il se sent très fier.

Si la peur vient d’un cauchemar, vous pouvez proposer à votre enfant de le dessiner au matin. Il va vous parler de ce qu’il a vécu dans son cauchemar et peut ainsi prendre de la distance avec celui-ci. Il peut aussi s’amuser à transformer ce cauchemar. Le monstre effrayant peut alors devenir un animal vert à cœur rose, inoffensif et rigolo.  Vous pouvez aussi lui proposer de fabriquer une boîte pour emprisonner ses cauchemars.

En à présent à vous de jouer

La jalousie

Une émotion désagréable...

La jalousie est une émotion désagréable que nous pouvons qualifier de sentimentale car en lien constant avec une relation à autrui, dans un partage et un rapport à minima triangulaire.

Il s’agit d’une émotion dite secondaire car elle résulte de l’association d’autres émotions dites primaires que sont principalement la peur, la colère, la joie et la tristesse.

Il ne faut pas confondre envie et jalousie :

L’envie provient souvent de quelque chose que l’on désire fortement en référence à quelqu’un qui le possède déjà et donc avec l’envie de l’obtenir ; elle est donc à la colère, la frustration.

La jalousie résulte au contraire de quelque chose que nous avons et que nous avons peur de perdre. Ce sentiment est donc plus associé à la peur et à la tristesse.

La jalousie est une émotion qui a la capacité d’être un moteur chez la personne qui la ressent et la vie !

En effet, lorsque votre enfant ressent de la jalousie il met en place des actions positives pour « améliorer » sa manière d’être.

Cette émotion est donc source d’évolution chez votre enfant, dans le but de garder l’objet d’amour.

Si votre enfant n’a pas la volonté de changer et se laisse déborder par ce sentiment de jalousie, il peut développer une animosité contre celui qu’il vit comme étant à la source de sa jalousie.

Il met alors en place des actions négatives et néfastes à son bon développement pour garder ou récupérer la personne ou l’objet qu’il convoite.

Accompagner la jalousie

Face au miroir, la jalousie est plus complexe à jouer ! Elle mélange les mimiques de colère, de peur, de tristesse, déjà vues précédemment.

C’est bien à l’image de la vie qui se veut être complexe, faite de nuance et de subtilité !

Petite astuce pour accompagner votre enfant dans cette émotion qu’il est tout à fait normal de ressentir !

Il est important, comme toujours, d’ouvrir le dialogue avec votre enfant afin qu’il puisse s’exprimer et se livrer avec ses mots propres sur ce qu’il ressent. L’aider à poser des mots sur les peurs de perdre un objet qu’il aime par exemple.

Puis amenez le à respirer et détendre son corps afin de dépasser toutes ces émotions qui se mélangent.

La joie

Qu'est ce que l'émotion de joie?

La joie est une émotion positive et agréable. Elle met votre enfant dans une sensation de légèreté, et ça lui donne de l’énergie. Cette émotion agréable l’encourage dans la coopération avec ses pairs et anime sa créativité. Elle est source de motivation pour votre enfant lui donne l’envie de réussir. Ressentir cette émotion libère des hormones dans son cerveau qui sont bénéfiques pour son équilibre affectif, moteur et cognitif.

La joie est contagieuse, lumineuse, rayonnante comme le soleil. Ainsi, pour l’entourage, voir quelqu’un de joyeux est communicatif et stimulant.

En se déplaçant dans la maison ou face à un miroir, amenez votre enfant à reconnaître cette émotion et à en mesurer l’intensité. Vous pouvez aussi lui donner une couleur, comme pour les autres émotions. Cette joie jaune comme le soleil, elle se voit sur notre corps. Nos pas sont légers, rapides, sautillants ; notre visage s’illumine, sourire aux lèvres, yeux pétillants. Notre respiration est libre et notre corps est chaud juste comme il faut.

Donnez du sens à l'émotion

Progressivement, poser des mots sur cette émotion lui donne du sens. Quand je suis joyeux, je me sens bien, je me sens léger. J’ai confiance en moi et en ma capacité de réussir.

Cette émotion encourage chez votre enfant son esprit d’initiative.

Il n’est cependant pas toujours évident d’en mesurer l’importance et d’en doser l’intensité.

Une joie vécue de façon trop intense peut aussi désorganiser votre enfant dans ses actions.

L’aider à ressentir cette joie lui permet d’en faire durer le plaisir et d’en tirer les plus grands bénéfices.

Montrez à votre enfant qu’un geste altruiste, tourné vers l’extérieur, peu procurer beaucoup de joie. Tenir la porte d’une personne âgée ou l’aider en portant ses courses, aider un copain ou aller acheter du pain pour le plaisir de dire « bonjour madame, je peux avoir… » procure à nos enfants beaucoup de plaisir et les encourages à réitérer leurs actions car ils sont souvent valorisés et félicitez par leur entourage souvent touché d’être témoin de tels comportements.

Votre enfant se sent valorisé et gagne en confiance et la joie appelle la joie. Alors à présent à vous de jouer

La colère

Qu'est ce que la colère?

La colère est l’une des émotions le plus souvent éprouvé par les enfants.

Elle met l’enfant dans un état de tension corporelle important, souvent en lien avec une frustration face à une situation, un sentiment d’injustice, un vécu d’agression physique ou psychologique, ou bien encore une forte sensibilité au refus et à l’interdit.

La colère est une émotion vive qui se traduit dans le corps par une augmentation de l’état de tension des muscles, une accélération du rythme cardiaque et par un besoin intense de décharger ces tensions internes.

Lorsque l’enfant vit une colère intense, il peut même pleurer, devenir agressif vis-à-vis de lui-même ou bien des autres.

Accompagner la colère

Quand votre enfant entre dans cet état, vous pouvez parfois avoir l’impression qu’il a un lion dans son corps. Il est rouge de colère, car son sang ne fait qu’un tour, lui monte au visage et le fait rougir et même, bouillir. Dans ces moments, votre enfant est physiquement et psychiquement indisponible pour raisonner de façon logique.

Lorsque votre enfant est apaisé, vous pouvez vous amuser avec lui à mimer la colère, en parlant d’un souvenir qui lui a fait vivre cette émotion.

Vous pouvez parler des signes qui expriment la colère chez lui ou chez les autres comme les sourcils qui se froncent, le front qui se plisse, les lèvres qui se pincent l’une contre l’autre, les mâchoires qui se serrent.

Vous proposez ensuite à votre enfant de chercher ensemble comment sortir de sa colère et comment l’exprimer ! vous pouvez par exemple lui dire :

« Quand tu sens cette colère dans ton corps tu peux essayer de souffler très fort comme sur une bougie, ou encore taper dans un coussin… ? 

Cela t’aidera à te sentir mieux et faire partir ce lion qui rugit en toi.»

Suggérez-lui des idées, et proposez-lui dans donner aussi. Votre enfant va progressivement enrichir sa compréhension émotionnelle, apprendre à percevoir ces situations afin de mieux les dénouer. Et maintenant à vous de jouer !