Tout savoir sur la pratique du portage

Quelques notions sur le portage

Depuis quelques années, le portage est très en vogue. Toutefois, il s’agit d’une pratique plutôt ancestrale, puisqu’elle date de la préhistoire. Aujourd’hui, les objectifs du portage ont bien évolué, et ses nombreux bienfaits ont pu être étudiés.

Bien qu’il ait été laissé de côté dans les années 1900, il redevient doucement un outil de puériculture considéré des parents à partir des années 1970, durant lesquelles des médecins tels que Françoise Dolto, prônent une nouvelle puériculture mettant le lien mère-enfant au centre des préoccupations, pour favoriser au mieux le développement de l’enfant.

Les auteurs, comme Winnicott et Bowlby s’intéressent aux compétences des nouveau-nés et à leurs besoins primaires d’attachement. Ce sont eux qui vont évoquer le besoin de l’enfant d’être porté contre sa mère, au sens psychique du terme, soit la personne qui s’occupe le plus de son enfant, qu’on appelle aujourd’hui la figure d’attachement principale. Le portage fait alors son grand retour en tant que produit phare à partir des années 2010.

Le portage, des bienfaits pour le parents et le bébé

En effet, à la naissance, le bébé ne se déplace pas seul, à cause de son immaturité tonique et neurologique. Nous faisons donc partie de la catégorie mammifères portés. En témoigne le réflexe de “grasping” du nouveau-né

“Le grasping” (agripper en anglais) c’est ce réflexe d’agrippement qui s’apparente aux capacités des primates à s’accrocher à leur mère dès la naissance.

Cependant, les primates naissent avec une maturation cérébrale équivalente à 45 %, ce qui leur permet d’avoir une capacité d’agrippement plus efficace, et de fait, de ne pas tomber lorsqu’il s’accroche à sa mère. Le bébé humain, lui, naît avec une maturation cérébrale de 25 %.

De fait, l’humain a besoin d’un outil extérieur pour maintenir l’enfant. Pour s’agripper au parent, le bébé doit avoir acquis la capacité d’opposabilité du pouce, ce qui survient vers 8-9 mois, et qui s’observe par l’apparition de la prise en pince du bébé. A ce stade de développement, l’enfant a acquis environ 45 % de maturation du cerveau comparativement au cerveau adulte. Chez un bébé porté, “le grasping” sera plus sollicité que chez un bébé qui ne l’est pas.

Outre le fait de permettre une meilleure intégration du réflexe de grasping, le portage permet un meilleur ajustement tonique entre le bébé et son porteur, et une meilleure conscience du déséquilibre, donc un meilleur ajustement de sa posture.

Le dialogue tonico-émotionel, sécurisant pour bébé

Toutes ces données donnent l’impression d’un bébé plus léger qu’un enfant non porté malgré un même poids sur la balance. Le portage est aussi le meilleur moyen de créer une relation sécurisante à travers le dialogue tonico-émotionnel, qui est le premier dialogue entre le bébé et son porteur, puisqu’il s’agit d’un dialogue corporel entre le bébé et celui qui le porte, et où l’émotion ressentie et vécue, va se traduire par un certain état de tension des muscles. C’est ce qu’on appelle le tonus.

En fonction de ce que l’autre perçoit de cette tension, il va se réajuster corporellement et renvoyer à son tour d’autres informations toniques. C’est une conversation corporelle.

"Le contact lors du portage aide au développement cérébral de bébé"
Tobelem Alexia
Psychomotricienne

Le portage va aussi engendrer une libération de l’ocytocine par le contact proximal avec le porteur, ce qui va valoriser le développement cérébral.

  • Le sens vestibulaire est mis en jeu par les micros-mouvements nécessaires à l’ajustement postural avec le porteur.
  • Le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe et le goût, en cas d’allaitement, sont eux sollicités par la proximité avec le porteur.
  • Le sens proprioceptif est sollicité par le ressenti contenant de la position physiologique des différentes parties du corps dans l’espace.

Le parent aussi gagne à porter son enfant.

Pour le porteur, les bénéfices sont tout aussi présents :

  • Son dos est protégé par une bonne répartition du poids de l’enfant.
  • L’allaitement est facilité
  • Les muscles du porteur sont travaillés en profondeur.
  • Le contact proximal avec l’enfant libère de l’ocytocine aussi pour le porteur. Les mains sont quant à elles, libérées.
Quelques précautions à prendre lors du portage

Toutefois, plusieurs règles de sécurité doivent se voir respectées pour permettre un portage apaisé, contenant et totalement sécuritaire. Parmi elles figure la posture de l’enfant, qui doit être physiologique, afin de permettre un confort optimal pour le porteur et le porté.

La physiologie du portage réside dans le respect de la posture naturelle de l’enfant, très similaire à la posture accroupie.

  • Le bébé est à hauteur de bisou par rapport à son porteur.
  • Ses mains sont au niveau de sa bouche, ou tout du moins libres.
  • Ses voies respiratoires sont dégagées.
  • Le dos du bébé est rond, et son bassin est en rétroversion.
  • Les genoux du bébé sont plus hauts que ses fesses.
  • L’écartement des hanches, qui n’est pas le même en fonction de l’âge de l’enfant et donc de son développement, doit être respecté.
  • Le ventre du bébé doit être contre le porteur.

Un portage non physiologique peut engager des postures inconfortables pour le porteur comme pour le porté. Ces dernières se voient décrites au sein des vidéos sur ce thème dans l’application, tout comme le portage face au monde, qui constitue une fausse bonne idée à ce jour, et peut se voir remplacé par un portage au dos du porteur.

 

L’écriture et les différentes matières

Pour apprendre à écrire

Après avoir parlé des postures et des plans sur lesquels vous pouvez faire découvrir la réalisation spatiale et motrice des lettres à votre enfant, Je vous présente des matières et techniques pour accompagner votre enfant dans l’apprentissage de l’écriture.

L’un des premiers jeux dont nous avons déjà parlé est le tracé des formes et des lettres au sol dans une cour ou sur une terrasse. Vous devez vous munir de grosses craies et vous tracer les lettres à réaliser. Vous vous déplacez ensuite sur la lettre tracée en prenant un point de repère qui indiquera l’orientation que votre corps doit toujours garder.

Un deuxième jeu est de faire appel au sens du toucher en vous amusant à dessiner les lettres dans le dos de votre enfant. Il les réécrit ensuite sur un tableau ou une feuille.

Et comme toujours, vous échangerez les rôles. Le fait qu’à son tour il trace la lettre dans votre dos est tout aussi intéressant pour l’apprentissage des lettres.

Vous pouvez vous amuser à changer de partie du corps et tracer la lettre sur le bras, l’épaule ou la main. Suivant la partie du corps choisie, les récepteurs cutanés sont plus ou moins nombreux ce qui facilite ou rend plus difficile la discrimination tactile.

La pâte à modeler est un autre outil. Certaines pâtes à modeler sont mieux que d’autres car elles ont l’avantage de ne pas sécher et de bien se travailler.

Vous réalisez une boule, puis un boudin, le plus long possible et enfin vous pouvez donner forme à la lettre avec le boudin. Vous pouvez aussi la tracer à l’aide d’un pinceau la lettre dans une plaque de pâte à modeler.

Rien de vous empêche de vous amuser un peu plus et de donner vie à ces lettres le a devient volontiers Mr A qui se promène sous la pluie avec son parapluie.

Le sable est un support très apprécié des enfants. Il permet de tracer les lettres en position debout ou assise et de façon encore globale. L’enfant intègre le sens du mouvement de la lettre à réaliser. Vous pouvez placer le sable dans un récipient au bord bar ou vous procurer un plateau de sable.

Je vous dis à bientôt et à vous de jouer

L’écriture et les postures de l’enfant

L'importance des postures dans l'écriture

La posture est importante à prendre en compte dans l’apprentissage de l’écriture. Je dis là posture, mais nous pourrions dire : les postures.

En effet, si la posture finale au bureau est déterminante pour libérer le geste d’écriture, elle est l’aboutissement de plusieurs postures expérimentées par l’enfant.

Au démarrage de cet apprentissage, il est plus facile de faire vivre l’écriture à votre enfant en position debout et il est même intéressant de lui faire vivre cette posture en mouvement. Cela permet une tonification de l’axe corporel de votre enfant.

Nous avons vu dans une précédente vidéo que vous pouviez faire vivre les signes pré-scripturaux à votre enfant par le mouvement, et il en est de même pour l’apprentissage des lettres.

Dans une cour ou sur un trottoir, amusez-vous à dessinez les lettres suffisamment grandes.

Vous vous déplacez dessus pour montrer à votre enfant le sens du mouvement. Il peut ensuite faire la même chose.

Proposez plusieurs postures et supports à votre enfant

Une fois ce jeu fait plusieurs fois pour une même lettre avec votre enfant, vous pouvez lui proposer de réaliser cette lettre sur un tableau ou encore dans le vide devant lui ; faites-le les yeux ouverts puis les yeux fermés.

Vous passez ainsi d’une posture une posture verticale en mouvement à une posture statique car il n’y a pas de déplacement des pieds.

L’enfant doit s’ancrer dans le sol pour stabiliser son corps et libérer le mouvement de son bras.

De la posture verticale en mouvement puis statique, vous passez à la posture assise à une table. Vous pouvez dans un premier temps proposer à votre enfant une table avec un plateau qui s’incline ou vous équiper d’un plan incliné, ou tout simplement placer un livre sous une planche ou une ardoise.

Dans tous les cas, la table doit lui arriver à hauteur de ventre afin qu’il ait le bras non-scripteur placé sur la table comme ceci. Il est aussi indispensable que ses pieds soient posés au sol ou sur une petite marche afin qu’il ait les genoux à 90°.

Pour qu’il se redresse, dites à votre enfant que son ventre doit toucher la table ce qui lui donne un repère concret. Éviter de coller la chaise à son dos car ça va l’encourager à s’enrouler contre le dossier.

Progressivement, le plan incliné peut s’effacer pour laisser place au plateau horizontal. L’inclinaison du plan de travail est intéressante jusqu’à encore 7/8 ans de façon ponctuelle ou systématique. Cela dépend de votre enfant et de la tonicité de son axe.

Cette posture à table est intéressante pour les apprentissages mais doit aussi être proposée dans les temps de repas par exemple. Lui proposer des appuis de ce type permet à votre enfant de généraliser sa posture et de ne pas chercher d’autres appuis comme se mettre à genou, un pied sous une fesse ou un pied au sol.

Une fois installé, votre enfant redessine ses lettres sur grande feuille ou ardoise et enfin sur une feuille ordinaire ou lignée.

Et maintenant à vous de jouer

Les prémices de l’écriture

L'écriture et les signes pré-scripturaux

Dans cet article, je vous présente des exercices qui font appel aux signes pré -scripturaux. Je vous explique quels sont les signes à faire exercer à votre enfant et par quels jeux.

Il s’agit des différents graphismes que votre enfant réalise à l’école à partir de la moyenne section et qu’il poursuit en grande section.

Ces exercices graphomoteurs sont des entraînements importants avant l’apprentissage de l’écriture cursive qui demande à l’enfant d’avoir un geste fluide de translation de la main sur la feuille et de mobilité des doigts.

Le premier signe à maîtriser est le trait horizontal qui va de gauche à droite de la façon la plus linéaire possible

Vous avez ensuite les traits verticaux et les obliques

Puis les boucles grandes et petites, et à 4/5 ans, les ponts à l’endroit et à l’envers.

J’appelle ces ponts à l’envers des étrécies car le mouvement correspond à une boucle qui a été étrécie. Ce changement parle bien à l’enfant quand on y associe l’image mentale de la machine à étrécir les boucles.

Les exercices graphiques

Plus tard vers 5 ans, même si rien n’empêche selon votre enfant de lui montrer celle-ci avant, vous allez pouvoir faire des associations de signes avec notamment :

– une grande boucle et une petite boucle

– une grande boucle et une petite étrécie

-une grande boucle et une grande étrécie

Progressivement, vers 5- 6 ans, vous pourrez alterner 2 grandes boucles et une petite, ou une grande boucle, une étrécie et un pont, ….et donc faire varier les combinaisons pour aller vers une fluidité et une habitude de variation et d’association des  gestes fins…

Enfin n’oublions pas bien sur le rond que vous apprendrez dès le début de cette façon, en allant en haut à gauche.

Dans les prochains articles, nous vous séquençons des étapes à suivre pour aborder ces différents signes pré-scripturaux.

En attendant, à vous d’observer ou en est votre enfant dans son graphisme

La droite et la gauche

A quel âge l'enfant connait la droite et la gauche?

Aujourd’hui, je vais vous parler de la connaissance droite et gauche chez votre enfant.

Avant d’aller plus loin, regardez la personne qui est sur votre droite en face de vous et voyez si elle a une bague à sa main gauche 

 Vous venez en quelques secondes de tester votre repérage droite gauche sur vous, de décentrer cette notion à l’extérieur de vous et de faire appel à la réversibilité spatiale !

L’enfant acquiert la connaissance de la notion droite et gauche en 1er par rapport à son propre corps, vers 6 ans.

Il comprend qu’il a une main droite et une main gauche puis que tout son corps est fait d’un espace droit et d’un espace gauche, relié par son axe corporel.

Il l’intègre et l’apprend par les expériences motrices qu’il va faire depuis qu’il est en capacité de manipuler et à force d’entendre ses proches lui parler de ses 2 termes.

La réversibilité spatiale de la connaissance droite-gauche

Jusqu’à 8 ans environ, l’enfant fonctionne en miroir et ne peut pas imaginer que l’espace se retourne lorsque quelqu’un est en face de lui.

Ce n’est que vers cet âge que votre enfant aura compris la réversibilité de l’espace

Et c’est vers 10 ans qu’il saura décentrer ces notions de droite et de gauche et pourra par exemple comprendre une explication d’orientation sur un plan de ville.

Aller à droite puis tourner à gauche et ensuite aller à droite. Il commence à être bien plus à l’aise avec l’orientation dans l’espace.

Il apprendra à chaque fois ces notions, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, en premier lieu par les expériences corporelles avant de les intellectualiser et de les passer à un registre supérieur c’est-à-dire cognitif.

A présent que vous avez ces repères, je vais vous donner quelques astuces pour les enfants qui auraient un peu de difficultés à intégrer ses notions sur eux même.

Premièrement, vous pouvez trouver un repère sur lui qui pourrait l’aider à se repérer ; une montre mise à la main gauche par exemple, ou un grain de beauté qui serait sur le poignet droit.

Astuces pour intégrer de la droite-gauche

Vous pouvez également utiliser 2 autres techniques avec les mains qui sont soit d’essayer de dessiner un G majuscule avec ses mains et de repérer la main qui sait faire le G de gauche

Ou de dessiner un d minuscule avec ses mains ; celle qui y arrive est la droite

De la même façon, pour les enfants qui confondent souvent le sens des chaussures, vous pouvez vous amuser à utiliser des petits codes.

Pour les plus grands, vous pouvez prendre le code couleur vert et rouge qui correspond au feu vert et au feu rouge qui est le sens conventionnel d’organisation spatiale pour lire par exemple ou suivre les images d’un livre.

On démarre au feu vert à gauche et à on s’arrête au feu rouge à droite

Vous pouvez alors mettre une gommette sur les semelles de la chaussure par exemple.

Pour les enfants plus petits qui auraient 3 ou 4 ans, vous pouvez aussi trouver l’image d’un personnage que votre enfant apprécie, vous la coupez en 2 et collez chaque image dans l’intérieur de la chaussure.

Alors, à vous de jouer

La latéralité de l’enfant

Comment la connaitre ?

Dans cet article, je vais vous parler de la latéralité de votre enfant

De quoi s’agit-il ? Il ne faut pas confondre la latéralité avec la connaissance droite gauche de son corps et ensuite de l’espace.

Il s’agit donc de l’utilisation préférentielle d’un côté du corps vis-à-vis de l’autre côté.

Les études montrent qu’un enfant sur 4 rencontrerait des difficultés de latéralité.

Ils nous paraient donc important de vous donner les éléments pour mieux comprendre cette latéralité et pouvoir mieux la suivre et accompagner votre enfant.

Ce choix se fait de façon génétique, neurophysiologique, affectif et environnemental.

La latéralité: main, oeil et pied

Il concerne la main mais aussi le pied et l’œil. Plus rarement, nous parlons de l’oreille car elle a moins d’impact sur la motricité de l’enfant mais c’est aussi son cas. Cette latéralité peut être homogène c’est-à-dire que l’enfant sera tout droitier ou tout gaucher. Mais elle peut aussi être hétérogène, avec par exemple une dominance à droite pour la main et le pied et à gauche pour l’œil.

Le processus qui va amener l’enfant à avoir une latéralité établie, c’est-à-dire une dominance pour un œil, une main et un pied, s’appelle la latéralisation.

En effet, le cerveau est constitué de 2 hémisphères, un droit et un gauche qui ont une action sur l’hémicorps opposé. C’est-à-dire que mon hémisphère droit commande mon hémicorps gauche et inversement.

Cette latéralisation va se faire selon notre code génétique car en effet, on retrouve une plus grande proportion de gaucher dans une famille où il y a des gauchers, chez les parents et grands-parents

Elle va également se faire selon les expériences psychomotrices de l’enfant. La motricité de l’enfant va impacter la myélinisation des neurones et aura ainsi un effet sur les compétences et le perfectionnement de la latéralité.

Ce processus de latéralisation débute dès la grossesse et s’achève vers 6 à 7 ans.

Toutefois, dès 3 à 4 ans, on peut déjà observer une dominance qui apparait plus nettement.

Enfin, elle va également se faire selon l’environnement et parfois l’enfant peut aussi imiter les autres et ne pas s’écouter suffisamment.

Il ne faut pas figer l’enfant trop vite dans un choix préférentiel d’une main et c’est ce que l’on voit assez souvent. Involontairement, on influence le choix de l’enfant en tendant la cuillère ou le crayon d’un côté par exemple.

Le mieux est de laisser l’enfant attraper seul en ayant mis les objets dans l’axe de son corps, face à lui. Ainsi c’est spontanément avec sa main dominante qu’il attrapera les choses.

Si un enfant hésite dans le choix de sa main à 4 ans en MSM, ce n’est pas grave. Il faut observer quelle main il utilise lors de gestes spontanés, irréfléchis, par exemple lorsqu’il se brosse les dents ou lorsqu’il ouvre une porte.

 

Petites astuces pour accompagner la latéralité

Les petites astuces pour mieux connaitre la latéralité d’un enfant vont être de bien l’observer lorsqu’il tape spontanément dans un ballon, qu’il lance un objet tenu dans une main ou qu’il attrape une balle à une seule main, qu’il regarde dans un rouleau de papier toilette pour faire une longue vue, par exemple.

Le côté dominant est souvent le plus tonique ; vous l’observez par exemple lorsque vous voyez quelqu’un marcher.

Le bras qui reste le plus figé le long du corps est le dominant

Chez votre enfant, vous pouvez l’observer par exemple lorsqu’il court, au travers des jeux de parcours ou lors d’une balade en forêt 

C’est au travers de ses parcours et des jeux de motricité fine qu’il exercera ses habiletés et qu’il se rendra compte, par expérience, du côté qui fonctionne le mieux et qui a le plus de précision, de force et de vitesse.

Maintenant c’est à vous de jouer !

Le dessin du bonhomme

Parlons de l'image du corps

En tant que psychomotricien, nous faisons passer le test du dessin du bonhomme aux enfants que nous recevons.

Cette demande que nous faisons est différente de celle de la connaissance de son schéma corporel qui une fois intégré est identique à tous au sein d’une même espèce.

 Ce test du dessin du bonhomme nous donne accès à l’image du corps de l’enfant qui est propre à chacun et qui est évolutive tout au long du développement ; elle permet de comprendre la représentation inconsciente que l’enfant à de son propre corps.

Cette représentation sera fonction de l’utilisation qu’il a de son corps, engagé dans ses relations à son environnement.

C’est donc un dessin riche de sens et qui n’est pas un apprentissage.

Si on apprend à un enfant à le dessiner, alors il devient uniquement une représentation de la connaissance du schéma corporel.

Le dessin du bonhomme est différent du schéma corporel

L’enfant communique par le dessin et il n’est donc pas question de le reprendre et de lui dire comment il devrait faire.

En revanche, il est intéressant de le faire parler de son dessin en lui demandant par exemple « raconte moi ton dessin » et alors votre enfant va affiner la représentation qu’il a fait par tout une narration qui a autant d’intérêt que son dessin.

Celui-ci évolue avec l’âge de l’enfant allant du bonhomme têtard jusqu’au personnage élaboré qui sera habillé et en volume.

Selon les enfants, certains ne dessineront que le bonhomme, alors que d’autres intégreront de nombreux détails autour de lui.

Une étude a mis en avant que les enfants qui passent plus de 2h par jour devant les écrans ont une représentation bien moindre par rapport aux enfants qui jouent et qui sont en interaction.

En effet, la représentation que ce fait l’enfant de lui sera en lien avec son activité psychomotrice donc en lien avec sa sensorialité et avec l’investissement corporel qu’il a.

Elle sera aussi fonction de son milieu affectif et relationnel.

Quoi qu’il en soit, je vous conseille d’immortaliser ces dessins dans votre photothèque car ce sont des souvenirs que vous regarderez avec plaisir dans quelques années.

Je vous dis à bientôt et à vous de jouer

Le schéma corporel de l’enfant

Parlons de Schéma corporel

Dans cet article, je vais vous parler du schéma corporel, vous dire ce qu’il signifie, à quoi il sert et comment l’intégrer ?

Le schéma corporel est la perception et la connaissance que l’enfant a de son corps.

C’est la carte mentale qu’il se fait de l‘ensemble des parties de son corps

L’enfant intègre son schéma corporel dès les 1ers mois de vie par ses 6 sens notamment la vue, le toucher et la proprioception, mais aussi par les perceptions internes telles que les gargouillis, la faim ou la douleur.

Le schéma corporel est évolutif et ont dit qu’il s’achève vers 7 à 8 ans. Mais il y aura des événements dans la vie qui le feront évoluer et se modifier, notamment le passage à l’adolescence, ou lors d’une grossesse par exemple.

Le schéma corporel à tout âge

L’enfant va donc apprendre à connaitre son corps en 1er lieu par les perceptions et les sensations qu’il va vivre

Puis il saura mettre des mots et donc nommer progressivement son schéma corporel vers 2-3 ans et ceci jusqu’à 7-8 ans.

On dit alors qu’il passe d’un corps vécu et perçu à un corps connu et su

La bonne intégration du schéma corporel va donc de pair avec la motricité libre du jeune enfant puis avec l’ensemble des activités motrices qu’il pourra faire et expérimenter !

En effet, l’activité psychomotrice libre de l’enfant et l’intégration de son schéma corporel sont donc intimement lié, l’un renforçant l’autre pour aboutir à une maitrise de son corps.

Cette maitrise signifie que l’enfant aura acquis de bonnes coordinations, un bon équilibre et une bonne justesse de sa force adaptée aux diverses situations et il pourra réussir tout cela avant tout car il aura intégré son schéma corporel parfaitement

Il aura alors toutes les compétences pour « réussir » dans ses nouveaux apprentissages que ce soit celui du vélo ou celui de l’écriture ou encore d’une nouvelle pratique sportive ou artistique.

Vous l’aurez compris, il est important que l’enfant ait une motricité libre et variée que l’on parle d’un bébé de 3 mois ou d’un enfant de 6 ans.

Apprendre en jouant et en bougeant est donc bien une réalité et une vérité scientifique.

Je vous laisse poursuivre les vignettes suivantes où je vais vous donner des idées de jeu pour éveiller le schéma corporel de votre enfant.

Alors, à vous de jouer

 

Le bain libre

Pourquoi le bain libre?

Qu’appelle-t-on le bain libre ? Pourquoi le bain libre est intéressant ?

A la maternité, les professionnels vous ont montré comment donner le bain à votre bébé.

C’est l’un des moments du soin de l’enfant qui est important et les professionnels de la maternité vous ont donnés les meilleurs conseils pour vous accompagner.

Pour autant peut être que pour certains parents, ce moment peut être source de stress et c’est tout à fait normal.

Avoir un bébé, savoir le porter, le manipuler avec assurance et s’occuper de ses soins n’est pas une chose innée et c’est donc un apprentissage qu’il faut savoir reconnaître comme peu aisé.

Les soins de bébé pendant le bain

Il a d’abord fallu apprendre à :

  • Prendre soin du cordon ombilical dont il a fallu s’occuper,
  • Nettoyer les plis pour que la zone ne s’infecte pas
  • Nettoyer le nez qui peut être souvent encombré,
  • S’occuper des oreilles, etc….

Mais de cela je ne parlerai pas car ce n’est pas notre fonction de psychomotriciens.

Vous avez pour cela les auxiliaires de puériculture que vous pouvez aller revoir à la maternité ou à la PMI proche de chez vous.

Pour ma part, je vais me concentrer sur le bain en tant que terrain de jeux pour votre enfant et pour vous même dans ce moment de partage et de relation intime et intense.

Le bain est en effet l’un des temps forts de la journée du bébé et il me semble important qu’il soit donc un temps de plaisir pour bébé et pour vous.

Le bain libre, un plaisir

Je vais vous parler du bain libre et de ses avantages.

Vous avez peut-être été conseillé sur la tenue de votre bébé dans la baignoire en mettant votre avant bras derrière la nuque du bébé tout en le tenant par l’un de ses bras sous l’aisselle. Et de la main libre, vous pouvez alors laver votre bébé.

Cette méthode existe depuis longtemps et n’est pas à rejeter et je vais vous en présenter une autre.

De la même façon, vous allez bien chauffer la salle de bain entre 20 et 25°, préparer une serviette pour accueillir votre bébé lors de la sortie de l’eau, vous allez préparer le nécessaire pour le laver et vous aller faire couler un petit fond d’eau dans le bain qui sera muni d’un tapis anti dérapant pour aider votre bébé à stabiliser ses appuis dorsaux.

L’eau sera à 37° pour que votre bébé ne se refroidisse pas et alors vous allez pouvoir tout simplement le poser au fond de la baignoire et le laisser librement patauger dans le fond d’eau.

Vous restez bien sur toujours présent et ne sortez en aucun cas de la pièce !

Les spécialistes évoquent l’âge de 2-3 mois pour débuter le bain libre.

 

Votre enfant va alors s’amuser librement et va vivre son corps et sa motricité dans une sensorialité différente de celle dont il a l’habitude de vivre sur son tapis d’éveil en journée.

 

Pour le laver, vous ferez comme les auxiliaires de puériculture vont appris en ce qui concerne l’ordre logique de lavage puis vous rincerez votre bébé en prenant l’eau qui est dans le fond du bain pour le faire couler sur votre bébé.

Vérifiez bien sur que la température de l’eau ne baisse pas pour que votre bébé soit toujours dans un confort thermique

Alors maintenant, je vous souhaite un bon bain libre et à vous de jouer

Le tapis d’éveil (Partie 2)

Agrandir le tapis d'éveil

Après vous avoir parlé du coin de motricité libre de l’enfant avant qu’il ne se déplace, je vais vous proposer des idées d’aménagement et d’agrandissement lorsque votre enfant va commencer à bouger quelque soit d’ailleurs la manière dont il va le faire.

Il va peut-être reculer en poussant sur les bras, rouler sur plusieurs retournements ou encore pivoter sur le ventre.

Quoi qu’il en soit, son tapis d’éveil qui peut mesurer 1 mètre de coté ou un peu plus, ne sera plus suffisant et il va alors en sortir.

Si votre sol est un parquet qui n’est donc pas trop froid, c’est une situation qui peut être tout à fait intéressante car ses sensations seront différentes mais si vous avez du carrelage alors cela est peut-être froid.

Je vous propose donc une extension de son espace de jeu en y ajoutant des bouts de tapis divers et variés.

Rendez vous dans votre magasin de bricolage et allez lui trouver des textures et des matières variés que vous pourrez accoler au tapis d’origine.

Le tapis d'éveil :
motricité et sensorialité

Votre enfant va alors pouvoir explorer de nouvelles sensations que ce soit globalement dans son corps lorsqu’il sera allongé sur l’un des nouveaux tapis mais également avec sa bouche lorsqu’il va aller découvrir de façon orale ou encore avec ses petits doigts avec lesquels il va aller explorer les nouveaux trous et nouvelles textures.

Il va ainsi intégrer son schéma corporel grâce à ces nouvelles informations sensorielles et il va poursuivre l’intégration de sa motricité qui en sera davantage stimuler.

Bien évidemment, si l’une des textures ne plait pas à votre enfant car il pourrait y être trop sensible, alors il vous le fera vite comprendre et vous la remplacerez.

Concernant les objets, je vous propose d’ajouter quelques éléments pour continuer à attiser son intérêt avec notamment des bouteilles sensorielles dans lesquelles vous placez toutes sortes de choses et pour lesquels nous avons fait un autre article

Bien sur, prenez bien soin de les fermer très fortement ce qui vous assurera une totale sécurité

Vous pouvez alors laisser cours à votre imagination en y mettant par exemple :

  • Des billes d’eau,
  • Des plumes,
  • Des billes,
  • Du riz,
  • Des graines

    qui feront un son différent, qui auront un poids différent… selon qu’il y en ait beaucoup ou peu, du riz, des pâtes ou de graines

     Enfin, vous pouvez également commencer à introduire les jeux d’emboîtement dont nous vous parlons dans les articles sur l’organisation visuo spatiale.

    Alors maintenant c’est à vous de jouer